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vendredi 13 février 2009

Santé: éviter de dériver en naviguant.

Selon la revue Le patient internaute, élaborée par la Haute Autorité de Santé , un patient sur cinq a l'habitude de rechercher des informations médicales sur internet. Nous ne devons pas oublier une chose: l'information internet ne doit pas se substituer à une consultation médicale.
Certains forums sont truffés d'approximations et d'erreurs, faute de véritable contrôle du contenu.
Attention donc aux chausse-trappes et informations plus ou moins fiables. De plus la lecture de certains forums et blogs versent dans le catastrophisme, déversoir pratique d'un épanchement personnel souvent anonyme. De quoi inquiéter ceux qui sont à la recherche d'une orientation plus que de conseils.

L'HAS a donc créé en collaboration avec la fondation suisse Health On the Net (HON) une charte déontologique, Le Honcode. Les sites qui y adhèrent doivent répondre à huit principes moraux:
  • L'autorité: les internautes doivent connaître la qualification des rédacteurs, savoir s'ils sont de simple visiteurs, des journalistes ou des spécialistes reconnus comme tels.
  • La complémentarité: les sites Internet de santé doivent compléter et non remplacer la relation patient-médecin.
  • La confidentialité: les informations soumises par les visiteurs ne doivent pas être divulguées.
  • L'attribution: les sources doivent être citées, les pages datées.
  • La justification: toutes les affirmations sur les bienfaits ou inconvénients d'un produit ou d'un traitement doivent être argumentées.
  • Le professionnalisme: l'information doit être compréhensible aux yeux de tous, le webmaster doit être identifié et l'internaute doit pouvoir entrer en contact avec un membre du site via une adresse email s'il le souhaite.
  • La transparence du financement: les sources financières doivent être connues.
  • L'hônneteté dans la publicité et et la politique éditoriale: le contenu informatif et la publicité doivent êter clairement distincts
Ce code a permis le rescencement de centaines de sites français, et si vous souhaitez savoir si le site de santé sur lequel vous surfez respecte les critères cités, assurez vous qu'il y a sur la page d'accueil le logo de l'organisation Hon tel que présenté en haut de page.

Mes chouchous: e-santé.fr, ou encore, Medicalorama.com, mais bon, vous avez les clefs en main, et ce n'est pas parce que je n'ai pas le logo qu'il ne faut plus me rendre visite...
De toute façon ce blog n'est pas un site médical, mais une modeste contribution en matière de démocratie sanitaire et de pédagogie en santé...

Bon surf!

lundi 2 février 2009

Le syndrome Benjamin Button?

Il neige, pleut, gadouille, mais n'écoutant que mon courage et surtout la nécessité je me suis équipée, pas glamour pour deux sous, et suis sortie braver les éléments (ouf! les éléments existent encore!).
Bon je sors donc, un peu rêveuse sous les flocons, c'est joli non tous ces cristaux? Je croise sur ma route plusieurs kiosques à journaux, dont les bandes défilantes de publicité pour des magazines me laissent de neige jusqu'à ce que....
"SPECIAL RAJEUNIR! GAGNEZ DIX ANS SANS PERDRE VOTRE NATUREL" et de vanter LA star qui "a l'âge de beauté". C'est quoi l'âge beauté?C'est quand? Première interrogation engourdie par le froid.
Me voilà tout soudain sortie de ma rêverie. Je rage, ça y est.
Qui plus est, je le confesse, j'ai dépensé 2,30 euros pour mieux analyser LA chose. Allons-y.
Veux-je gagner dix ans? Au grattage? oui.

J'en aurai besoin si je veux me faire lifter, injecter une toxine botulique après un massage thaï, avec un service VIP. Je veux aussi que mon assiette soit un produit de jouvence, dépenser 5000 euros pour me faire lifter les paupières (moi je trouve que les miennes ne tombent pas, mais on ne sait jamais), les cernes, les sillons nasogeniens, le relâchement de mon ovale jusqu'à présent exceptionnel. Mais que je ne m'inquiète pas: il y a maintenant: le Co2 contre les rides, un polyethylène glycol, et des extraits plaquettaires revitalisants.
Si vous avez 2,30 euros en poche, dépensez-les pour une bonne baguette multigrains: même effet.
Mais attention! Je ne vous ai pas tout révelé! Il y a une autre façon de rajeunir: Ouf!Vous pouvez intervenir: sur vos dents comment? effet trompe l'oeil, vous pouvez y aller, John Travolta et Ben Affleck l'ont fait, et ben pour l'autre façon, je crois qu'il faut aussi gagner au grattage. Comme ça vous, nous, pourrons:
  • étoffer la lisière des cheveux
  • repulper les tempes
  • remonter la pointe du nez
  • relever la commissure des lèvres
Bon ça suffit comme ça. Heureusement, après nous avons des conseils pour rester jeunes dans notre tête. Je ne veux même pas les lire.

Je suis outrée.

J'ai l'âge que j'ai, tout le monde s'en fout, ce que je souhaite, c'est rester dynamique, créative, fantaisiste, gaie, enthousiaste, déprimée à mes heures ( c'est permis), et pour cela, il n'y qu'un remède miracle: la chaleur humaine, la solidarité, se rapprocher dse gens heureux. Vains mots? Je suis plus sûre de leur efficacité que celle du botox.

Juste un petit rappel: l'espérance de vie des femmes françaises est de 83,3 ans: je "gagne 10 ans de quoi"?

Et arrêtons de défier le temps: il est notre allié, j'ai lu l'histoire de B. Button, issue de nouvelles de F.S. Fitzgerald, j'ai lu aussi "Tous les hommes sont mortels" de S. de Beauvoir, ne pouvons-nous accepter notre sort de mortel en gardant à l'esprit ce qu'il y a de mieux pour chacun de nous?

mardi 20 janvier 2009

samedi 3 janvier 2009

Hystérie juvénile

Aux Etats Unis, comme chaque année à la même période, les magasins de jouets et de jeux vidéos souffrent d'une pénurie savamment entretenue par les fabricants. On assiste ainsi à de véritables courses aux jouets dans les magasins, avec des parents hantés par le spectre de la déception de leur(s) enfant(s).



Cette vidéo est une des plus dérangeantes que j'ai jamais vues. Ces enfants ne possèdent pas la WII, ils sont possédés par cette console. L'année prochaine, ce sera autre chose. Les marketeurs trouveront bien autre chose pour faire crever les mômes du manque et enterrer les parents sous une chappe de culpabilité par anticipation.
Cela me fait me souvenir de propos de Philippe Starck que je vais vous donner dans leur intégralité tant ils me semblent justes, plus que jamais.

"J'aime l'amour unique, j'aime la fidélité, et c'est difficile d'être fidèle, parce que, petit déjà, on est mal entraîné. Moi-même avec mes enfants, je perpétue ces défauts, ces mauvais fonctionnements. Parce que j'aime mes enfants, je leur offre un nounours. Je reviens d'un voyage, je leur offre un autre nounours. Après, c'est un anniversaire, vas-y pour un nouveau nounours! Si on trouve une peluche drôle, allez, une autre peluche. A chaque fois, l'enfant aime le nounours, la peluche, et, finalement, au lieu d'aimer un seul nounours, de se concentrer sur une seule peluche, ce qui le préparerait déjà à ce rapport fantastique de l'amour unique, eh bien, il est en train de consommer du nounours, de la peluche, comme il consommera plus tard les femmes ou les hommes. Et c'est dommage parce qu'on passe peut-être à côté de quelque chose qui est peu exploré. Si vous voulez rester toute votre vie avec votre femme ou avec votre mari, eh bien, il faut être riche de possibilités et ne pas être ennuyeux. D'où TEDDY BEAR, le nounours aux multiples têtes: une tête d'âne, une tête de chien, une tête de lapin, une tête de chameau, que sais-je! La même personne offrant de multiples facettes, on ne s'ennuie pas avec elle...on ne s'ennuie pas avec ce nounours."

Dr House

Il est regrettable de ressentir (sinon constater) que les bons médecins évoluant dans des environnements favorables n'existent que dans les séries TV. Nous serions presque en droit de nourrir quelque ressentiment à l'égard des pouvoirs publics ou de la réalité d'un terrain qui ne laissent aucune place à la fiction - entendez: illusion. Nous avons senti venir les dysfonctionnements de la Santé Publique, et avons assisté à des épisodes effroyables il y a quelques étés de cela. Eté comme hiver il nous faut désormais, semble-t-il, subir un système censé nous soutenir.

Car c'est bien un système qui va mal, pas des hommes et des femmes pris individuellement, et pas seulement des lieux ou des lits en trop petit nombre.
C'est peut-être, aussi, des vocations qui ne sont pas au rendez-vous d'une société en peine et qui veut plus, autrement, une société dont les plus affamés réquisitionnent les logements comme la nourriture dans les hypermarchés. Une société dont tous les maux s'empilent à en devenir presque inaudibles.

Surtout ne regardez plus cette série télévisée, car sinon la réalité risque de vous frapper au point de devenir un nouveau symptôme auquel notre système n'est pas, pour l'heure, prêt à répondre. Vous n'avez pratiquement aucune chance de rencontrer un médecin à la fois brillant et sarcastique, misanthrope et drôle, désireux de vous écouter. Assez ironiquement, cette série au succès planétaire et censée dénoncer (entre autres choses) les errements du système de santé américain, est écrite par un français, lui-même en grande souffrance, et qui déclare aujourd'hui: "Si ma vie est un torrent de boue, House est ma bouée. Comme je n'ai jamais trouvé le médecin qui pourrait me guérir, alors je l'ai inventé."

Les témoignages sont nombreux pour dénoncer la qualité de la prise en charge en milieu hospitalier. Une impression parmi d'autres est que l'on serait presque soupçonné de ne pas être réellement malade en arrivant aux urgences (expérience personnelle partagée par des lecteurs), d'abuser du système de soins de santé. Certains sans doute, oui. D'où les augmentations tarifaires et autres pénalités. J'ai toujours aimé la poésie sous-jacente au terme nomadisme médical. Avec quelques nuances...
Présomption de maladie? Mieux: droit opposable à la maladie. Mais comme le répète le bon Dr House lui-même, tout le monde ment. C'est peut-être à ce détail que l'on pouvait sentir les origines françaises du scénariste de la série.

Si seulement le Dr House pouvait susciter des vocations et nous offrir des médecins à la hauteur de nos espérances, des médecins qui iraient à contre courant du système. Je rencontrai récemment une jeune étudiante en médecine qui, inspirée par le personnage qu'elle avait découvert alors qu'elle était déjà engagée dans ses études, pensait opter pour la spécialisation des maladies infectieuses, comme le héros de la série. Difficile d'y voir un bien ou une influence trop facile pour être durable. Un bien, je présume. Encore que, si les vocations sont inspirées de programmes télévisés, on serait en droit de s'inquiéter. Le débat n'est pas nouveau. Et pas le nôtre.

Vivement les prochaines rediffusions du Dr House, qu'on rêve un peu.
Bon, d'accord, j'avoue: j'adore cette série. Et ce post est partisan.

mardi 30 décembre 2008

La santé en un clin d'oeil

Grâce à ce site basé sur la technologie du treemapping, vous pouvez, en un clin d'oeil, accéder à toute l'information et la configurer à votre guise. Désormais, nous fournirons sur notre blog un lien direct permanent aux informations relatives à la Santé. Pas de pédagogie sans une bonne information. Celle-ci est aujourd'hui si abondante qu'en faire le tri est devenu un défit au quotidien. Un accès rapide à une information pertinente s'impose.

mardi 23 décembre 2008

Pour un nouveau contrat social

Ce message est consacré aux Sans Domicile Fixe et à leur santé. Le philosophe et psychanalyste Patrick Declerck nous parle des SDF et du contrat social.
Dans un entretien réalisé en février 2002, Declerck disait préférer le terme clochard à celui de sans-abris ou sans domicile fixe car, expliquait-il: "ce sont des nomenclatures purement négatives qui désignent l’absence d’un toit, l’absence d’un domicile mais qui ne véhiculent rien quant à l’identité des sujets. Et, justement, l’une des choses dont je me suis aperçu c’est qu’il y avait des distinctions profondes à opérer entre les gens qui sont dans la pauvreté, dans l’exclusion sociale, dans le dénuement d’avec quelque chose qui est bien plus compliqué et bien plus difficile à traiter, la clochardisation ou la désocialisation. J’ai donc choisi ce terme pour désigner ce monde extrême de l’exclusion sociale, la vie chronique à la rue, les laisser-aller les plus spectaculaires et les plus radicaux, l’alcoolisme profond dans lequel l’immense majorité de ces sujets macèrent. J’ai voulu, enfin, par ce terme mobiliser les représentations qu’ont tout un chacun".
Nous ferons de même et parlerons désormais de clochards.
Lire également: "Le clochard est en exil par rapport à lui-même"

L'anecdote est-elle drôle? Un jour que j'offrai une couette devenue inutile à un clochard, celui-ci ne trouva rien d'autre à dire que "Elle est propre au moins!?!"

Diagnostic anthropologique sans concessions, politiquement incorrect. A voir absolument.


lundi 22 décembre 2008

GENERATION e-MEDIATE

Dans le journal Le Monde daté du 20 décembre 2008, J.M. Dumay nous parle du malaise des jeunes:
"Le numérique fait naître une civilisation en rupture: horizontale, transverse, e-médiate. La génération qui manifeste est celle des digitales natives, nés avec un mobile sur l'oreille et une souris dans la main. La génération Messenger, qui se mobilise par Texto, anti jacobine par essence technologique, pour qui la télé, la radio, les journaux imprimés ne sont qu'arts mineurs. [...] les jeunes adultes cherchent moins la magistralité que le partage d'expériences."


N'y a-t-il pas un hiatus dans l'appréhension de la jeunesse, comblé par la cybernétique en réponse à une sorte de démission de la part de leurs ainés?
Démission certes involontaire, les adultes happés par leur quotidien difficile, les changements sociétaux, la crise mondiale, engendre une absence de dialogue entre générations. Les jeunes s'engouffrent dans ce qui les rapprochent tout en les éloignant: la toile, les mobiles, la vidéo.

Ils en viennent à oublier leur corps.

Mais dans le système de santé, où trouvent-ils leur place? Passée la phase de pédiatrie, ils n'ont recours à la médecine qu'en cas d'urgence. Et à l'image de la société consumériste dans laquelle ils évoluent, ils cherchent une réponse immédiate à leurs problèmes de santé, de quête d'identité, d'anxiété. S'ils ne la trouvent pas, ils zappent, et laissent se gangrener des situations difficiles en adoptant ce que l'on appelle des comportements à risque. Toxicomanies, déséquilibres alimentaires, violences.

Ces thèmes sont jugés prioritaires et sont au cœur des campagnes de communication et des actions de sensibilisation. Leur but: protéger, informer, responsabiliser des jeunes trop souvent immatures.
Comment innover?
Comment rendre les jeunes acteurs de leur santé?
Un exemple nous est offert avec "Clap Santé", festival du film amateur de prévention santé pour les 12-25 ans. Le choix de l'outil d'expression est le film vidéo. Ce festival a pour objectif de développer les compétences psycho sociales des jeunes en leur donnant l'opportunité d'exprimer leur représentations en santé, en prévention de la santé ou encore des problèmes ressentis. Cet espace d'expression peut-être un moyen valorisant pour les adolescents de développer la promotion notamment en milieu scolaire.
Et ouvrir leur quotidien.



jeudi 11 décembre 2008

Mise en abîme

En 1995, le réalisateur américain Godfrey Reggio a filmé des enfants en train de regarder la télévision. S'inspirant d'une scène du film de François Truffaut "Les Quatre Cents Coups", où l'on voyait des visages d'enfants réagir à un spectacle de marionettes.
Reggio a saisi des visages happés par la représentation, hallucinés ou impassibles, étranges, inquiets, inquiétants.

mercredi 10 décembre 2008

Le bonheur est tout près

Avant-propos

En 1929, le dramaturge Frigyes Karinthy émit l'hypothèse que deux personnes, quelles qu'elles fussent, ne seraient distantes que de six degrés de séparation. En d'autres termes, cinq autres personnes sur terre séparent ces deux parfaits étrangers. Tout cela bien avant l'avènement des réseaux sociaux numériques qui sont devenus notre quotidien. Des scientifiques travaillant chez Microsoft ont depuis validé la "théorie des six degrés".
Assez ironiquement, cette théorie fit son apparition lors de la Grande Dépression, consécutive de la crise financière de 1929 – on peut imaginer que les réactions en chaîne observées à l'époque aient joué un rôle dans la réflexion de l'auteur – et ressurgit à l'heure d'une crise financière peut-être plus grave encore .



Le bonheur est contagieux

Selon une étude longitudinale conduite sur 20 ans par deux chercheurs et publiée récemment, le bonheur serait contagieux. En effet, on a pu observer que celui-ci se répand jusqu'à 3 degrés de séparation au sein d'un réseau social. Le bonheur de l'un rayonne et touche ses proches.
Bien que la notion même de bonheur soit individuelle, on observe que l'individu « heureux » se trouve au centre de son réseau social.

En conclusion, le bonheur ne relève pas que de l'expérience ou de choix individuels, il est un déterminant environnemental. La couleur que vous donnez à votre vie dépend, aussi, de celle de votre liant social.

Les résultats de cette étude ouvrent des perspectives de réflexion abyssales.
A une époque où nos opportunités de connection aux autres n'ont jamais été si nombreuses, pour ne pas dire chronophages, comment un individu peut-il appréhender le bonheur et le distinguer d'états moindres? A la lumière de ces flux d'informations qui nous parviennent désormais en continu, quel positionnement critique adopter pour discriminer le bon du mauvais, le pertinent du futile, le bonheur de ce qui ne le sera pas? Car en plus du réseau social concret, nous sommes maintenant entrés dans l'ère du réseau virtuel, où tout un chacun se désincarne (réincarne?) pour se réinventer ou simplement étendre son nombre d'amis. Nous sommes assaillis de perceptions, et à quelle vitesse!

Cela fait trente ans que l'on fait l'impasse sur le phénomène d'accélération de l'Histoire, et que cette accélération est la source de la multiplication d'accidents majeurs. "L'accumulation met fin à l'impression de hasard", disait Freud à propos de la mort. Son mot-clé, ici, c'est hasard. Ces accidents ne seraient pas des hasards. On se contente pour l'instant d'étudier le krach boursier sous l'angle économique ou politique, avec ses conséquences sociales. Mais on ne peut comprendre ce qui se passe si on ne met pas en place une perspective et même une pédagogie de la vitesse, générée par le progrès des techniques, et si on ne les lie pas au caractère accidentel de l'Histoire.

Le-bonheur-est-tout-près-de-vous


mardi 25 novembre 2008

Encourager et nourrir l'esprit critique

L'accès à l'information est aujourd'hui largement facilité par les Nouvelles Technologies informatiques (NTI). L'information par internet est pléthorique et peut devenir chronophage si le sujet de recherche n'est pas ciblé. L'UNESCO propose de développer "Information Literacy", notion qui recouvre l'apprendre à apprendre, réelle compétence à chercher, évaluer et utiliser l'information.
L'éducation liée à la recherche documentaire revêt dorénavant une conception multiforme liée à la diversité des médias.
Aussi peut-on s'interroger:
Comment nourrir et développer l'esprit critique des adolescents face à l'avalanche d'informations qu'ils reçoivent, lorsque, par exemple, ils sont en quête de données simples et pertinentes sur leur sexualité, la consommation de produits psychotropes, la violence?
Les médias, c'est indéniable, ont une influence sur les normes sociales et les comportements en santé.
En tant que professionnels de santé, enseignants, éducateurs, il nous incombe de participer à générer, nourrir cette capacité d'esprit critique chez les adolescents, en les amenant à élaborer un processus de réflexion personnelle, seule à même de leur fournir les outils et la capacité de discrimination des informations à venir.
Quelque soit leur questionnement, avant d'y répondre (si nous avons la réponse!) leur renvoyer en miroir: et toi, que dirais-tu, qu'en penses-tu?
Il s'agit également de développer l'estime de soi, la capacité à dire non, ou oui.