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dimanche 18 janvier 2009

Bouge de là!!!

Propos sur la sédentarité.

La sédentarité vient du latin "sedere" qui signifie être assis.
Cela ne correspond d'ailleurs pas à l'absence d'activité, mais à diverses occupations habituelles telles que : regarder la télévision, la lecture, l'utilisation d'un ordinateur, conduire une voiture etc...
Pourtant, l'activité physique répond à un besoin de notre organisme nécessaire à son bon fonctionnement et engendre un sentiment de bien être qui justifie le fameux "Mens sana in corpore sano".

Le mode de vie contemporain à fort développement technologique réduit considérablement l'effort physique dans la plupart de nos actes quotidiens, que ce soit dans nos activités professionnelles ou de loisirs. Outre le surpoids et ses conséquences, cela représente un véritable danger pour le système cardio-vasculaire. Le coeur est un muscle qui a besoin d'entrainement!

L'activité physique améliore la santé et le bien-être; réduit le stress; renforce le coeur et les poumons; augmente le niveau d'énergie; aide à atteindre et maintenir un poids santé; favorise une philosophie de vie positive.
Et pour moi, c'est bien là l'un des points les plus importants. Plutôt que de brandir le spectre de tous les risques encourus si nous n'adoptons pas une hygiène de vie spartiate, il s'agit de développer et redonner le goût de l'activité. De réveiller une vision positive, de liberté de choix qui elle-même engendre une estime de soi valorisante.
Loin de moi l'idée de prétendre que nous voyons les choses par le mauvais bout de la lorgnette, mais il est vrai que nous sombrons souvent dans les interdits ou le principe de précaution qui augmente la culpabilité de l'individu qui n'adopte pas l'attitude préconisée. Nous aboutissons à une gestion du risque plus honéreuse qu'une promotion pour la santé.
Par exemple, la mauvaise alimentation des jeunes n'est qu'une partie emergée de l'iceberg.
Il ne s'agit pas de savoir uniquement comment et ce que mangent les jeunes, mais comment ils vivent. La problématique est sociétale et doit donc recevoir une réponse globale. Et durable.
La encore les partenariats devraient trouver à se multiplier.

Initié par la Mutualité Française et L'union Nationale du Sport, une journée de lutte contre la sédentarité a eu lieu le 12 novembre dernier au Stade de France. Athlètes de haut niveau, possibilité de découvrir et pratiquer des sports, voilà qui peut concrètement générer une envie de poursuivre au delà d'une journée de démonstration.

Les associations sportives existent dans tous les établissements scolaires et sont peu coûteuses. A nous parents, éducateurs, enseignants, professionnels de santé d'encourager ces pratiques.
Rappelons qu'aujourd'hui, 13,5% des 11-15 ans suivent les recommandations de l'OMS, soit au minimum une heure par jour d'activité physique. En comparaison le temps moyen passé devant un écran est environ de cinq heures par jour...

En surfant, oui, oui, je confesse que moi aussi je suis derrière mon écran (mais je fais du vélo!) j'ai trouvé un site canadien bien intéressant: Bougex.com. leur slogan" Le remède des 7-77 ans pour prévenir le pourrissement des chaussures de sports, le manque de chlorophylle...et la solitude!".
L'esprit vehiculé par ce site est "SORTEZ DE CHEZ VOUS", et propose un calendrier d'activités variées autant dans le temps que l'espace. Il suffit de s'inscrire. Alors là: bravo la navigation sur le net! Media interessant, outil qui permet de faire de l'ordinateur un allié dans la lutte contre la sédentarité.
Pourquoi ne pas transposer cette initiative en France? même si la pratique de la raquette n'est pas notre sport national.
Outre le propos de la pratique sportive adaptée à chacun cette initiative est également propre à réchauffer un tissu social devenu bien frileux.
J'aimerais tant que l'on cesse de "lutter contre", mais que "l'on agisse pour".

Allez, demain je prends l'escalier. Car je n'ai pas d'ascenceur...

lundi 12 janvier 2009

Le monde tourne trop rond

L'obésité: éléments de réflexion sur une stratégie de santé publique.
Deuxième partie
.

Dans une première partie, un état des lieux sur l'obésité a été dressé, avec une première approche faisant référence aux valeurs de l'Unité pour la Santé, et surtout au Pentagone du Partenariat, concept développé par C. Boelen


Chaque partenaire a ses forces et ses contraintes, ses attentes et ses objectifs. Il s'agit de générer un partenariat productif et durable, dans un engagement à long terme, tant au niveau des actions que des acteurs.

Les gouvernements hésitent à prendre des mesures qui affectent les systèmes alimentaires, en raison de leurs répercussions économiques. Jusqu'à présent les principales actions entreprises se situaient au niveau de la prise en charge de la maladie. la prévention reste insuffisante, elle intervient, en ce qui concerne l'éducation sanitaire, pour modifier les comportements nutritionnels au plan national. Aujourd'hui, l'enjeu réside dans l'intégration des différentes politiques sectorielles.

ELEMENTS POSSIBLES DE STRATEGIES:

  • La création de centres de références de prise en charge de l'obésité serait un élément de réponse à cette approche multifactorielle, nécessaire à une meilleure coordination entre les acteurs. En aucun cas il ne s'agit de stigmatiser la maladie, mais bien de répondre par des moyens adaptés. Pour la création de ces centres destinés aussi bien aux adultes qu'aux enfants, nous espérons une véritable collaboration répondant à quatre critères principaux.
  1. Une labellisation: à la fois garant de qualité de la prise en charge mais également de possibilité d'évaluation et de réajustement, de formation des acteurs concernés. Cette labellisation legitimerait en outre la mise en place du matériel adéquat pour le traitement des malades obèses, garantissant l'égalité d'accès aux soins.
  2. Une réelle prise en compte de l'aspect social: l'obésité est souvent liée à la précarité. Dès lors le partenariat avec les travailleurs sociaux est indispensable, que ce soit à l'hôpital ou avec des réseaux de ville. Ce partenariat peut être mis en place avec les assistants sociaux, afin de travailler sur l'accès aux droits ( Cotorep, CMU, logement..), les conseillers en économie sociale et familiale, avec qui les patients peuvent aborder les problèmes de gestion, d'élaboration de menu. Les éducateurs ont également un role à jouer, notamment auprès des adolescents.
  3. Un travail sur l'image de soi, la revalorisation de son image: ce travail permet d'accompagner les modifications corporelles en cours ou à venir. Les compétences d'une de dietetciens, en tadem ou non avec celles de psychologues sont necessaires pour ce suivi. Mais l'on peut également penser à des ateliers d'art thérapie, d'expression corporelle, de sports adaptés.
  4. La création de réseaux spécifiques: à l'image du travail réalisé dans la prise en charge des personnes atteintes par le VIH, pouvons-nous imaginer la création et le developpement d'un réseau "Ville/Hôpital Obésité". Ce réseau pourrait réunir autour ce ces centres de références:

- les soignants hospitaliers
- les médecins de villes
- les chercheurs
- les établissements de soins de suite
- les associations de patients
- les travailleurs sociaux
- des propositions de formation
- des moyens de dépistages
- des médiateurs ( avec la médecine scolaire, celle du travail)

Cette liste n'est pas exhaustive, et doit répondre avant tout aux besoins du public concerné.

Pour étayer la pertinence de la mise en place de ces dispositifs, rappelons que le Ministère de la Santé a établi en 2005 une circulaire, annonçant la création de pôles inter régionaux spécialisés dans l'accueil des personnes obèses, mais ces pôles peinent à voir le jour...

  • La prévention: une action plus en amont.
En s'appuyant sur le PNNS2, dont l'objectif est d'améliorer l'état de santé de la population en agissant sur la nutrition, l'un des facteurs déterminants, six axes stratégiques sont dégagés:
  1. Informer et diriger les consommateurs vers des choix alimentaires et des niveaux nutritionnels adéquats.
  2. Prévenir, identifier et gérer les problèmes nutritionnels dans le système de santé
  3. Inciter les industries agro-alimentaires au dialogue avec les associations de consommateurs
  4. Mettre en place des systèmes de contrôles nutritionnels de l'alimentation de la population
  5. Développer la recherche en nutrition , épidémiologie, comportements, recherche clinique
  6. Mettre en place des mesures de santé publique auxiliaires et des actions visant des groupes spécifiques de population
Mais pour être plus concret, afin de mieux prévenir les problèmes de surpoids et plus particulièrement chez les jeunes les programmes de prévention s'accordent tous sur les points suivants: privilégier l'allaitement maternel, stimuler l'activité physique des enfants et adolescents, contrôler les boissons et nourriture des cantines et mettre en place un dépistage systématique. La médecine scolaire a ici un rôle prépondérant.

L'approche classique pour prévenir l'obésité a été centrée jusqu'à présent sur l'appel à la responsabilité individuelle. Menée isolément dans une société obésogène, cette approche se révèle inefficace. Face à un problème multifactoriel, les interventions doivent revêtir un caractère pluridiciplinaire. Puissions-nous arriver à un meilleur équilibre entre approhes individuelles et sociétales, entre actions éducatives et modification du micro-environnement, plus favorables à la santé et à la qualité de vie. Cela sous-tend des mesures économiques et sociales faisant jouer au mieux les forces de synergies


dimanche 11 janvier 2009

La folie dans la cité

La santé mentale des clochards est un tabou. On estime pourtant que 30% au moins des sans-abri sont atteints de pathologies psychiatriques graves. Certains avancent même le chiffre de 80% de personnes présentant des troubles psychiques plus ou moins sérieux. Il ressort d’une enquête réalisée par le magazine en ligne marianne2.fr que les aménagements du système de santé ont progressivement amené à la disparition des moyens et des infrastructures nécessaires à prévenir et/ou répondre aux troubles mentaux des gens de la rue.
Des hommes et des femmes se retrouvent à la rue faute d’avoir pu être pris en charge à temps. Un paradoxe choquant mis en évidence par le reportage que nous fournirons en fin de post montre les conséquences de la mise en place de la Couverture Médicale Universelle qui a eu pour effet pervers (entre autres) la fermeture de centres d’accueil en apparence moins nécessaires. Le système a donc laissé ses "fous" dériver jusqu'à la rue.
Laissons maintenant la parole à ceux qui sont à la rue et à ceux qui sont allés rendre compte d'une réalité dégueulasse dans tous les sens du terme.

Echec de la psychiatrie française. Humanité claudicante.


Voici les liens vers les trois excellents articles du journal Marianne:
Enfermés dehors: 1/3 - 2/3 - 3/3.

mardi 6 janvier 2009

Le monde tourne trop rond

L'obésité: éléments de réflexions sur une stratégie de santé publique.
Première partie.

L'obésité est devenue la première maladie non infectieuse de l'histoire. L'OMS parle d'épidémie qui touche aussi bien les pays industrialisés que ceux en voie de développement. En France les principales données sont fournies par ObEpi, et montrent une augmentation régulière de l'obésité entre 1997 et 2003. Selon le dernier classement de l'International Obesity Task Force la prévalence de l'obésité en France se situe au 23ème rang sur les 25 de l'Union Européenne. Elle est équivalente à celle des Etats-Unis en 1991, et si le taux d'accroissement se maintient, un adulte sur cinq sera obèse en 2020.
Maladie plurifactorielle, reconnue aujourd'hui comme maladie chronique, l'obésité est à l'origine de certains types de diabète, de cardiopathies, d'attaques cérébrales, et a un effet aggravant sur plusieurs autres affections. Environ 5 milliards d'euros des dépenses de santé sont liées au traitement des troubles cardiaques et diabète de type 2.
Les causes majeures sont l'évolution des modes alimentaires, la sédentarité accrue et les prédispositions génétiques.
Sur le plan bio-psycho-social, l'obésité est souvent source de discrimination, notamment à l'embauche, et entraîne de fréquentes dépressions tant chez l'enfant que l'adulte.
En 2000, L'Etat lançait le Programme Nutrition Santé (P.N.N.S 1), pour réduire l'obésité en France à l'échéance 2005. Pourtant l'enquête ObEpi menée en 2006 a montré que ce fléau gagnait encore du terrain: près de 14 millions de personnes en surpoids et environ 6 millions d'obèses. Ainsi, un P.N.N.S 2 succède au premier.
Mais on ne peut s'en tenir à de simples recommandations visant à diminuer l'apport en graisses: l'idéal serait de mettre en oeuvre une approche systémique, pluridimensionnelle et tenter de réfléchir à des actions concrètes.

Vers L'Unité Pour la Santé

Il s'agit de mettre en équilibre quatre valeurs afin de répondre de manière optimale aux besoins de santé des individus et des populations:
  • La Qualité: réfère à l'offre et la gestion de soins et services de haut niveau scientifique. Dans le problème de l'obésité la prise en charge est bien souvent inadéquate du fait d'un matériel médical inadapté (tensiomètres, lits, brancards, scanners..). D'autre part rappelons que que l'obésité est souvent associée à d'autres pathologies et qu'un consultation standard ne peut répondre à une prise en charge globale.
  • L'Equité: doit assurer que chacun des membres d'une même communauté ait les mêmes opportunités d'amélioration de santé et de bien être. Le Docteur Lecerf de l'institut Pasteur de Lille le confirme si besoin était: l'obésité et le surpoids sont plus présents dans les tranches de population les plus défavorisées. Lorsque les revenus sont bas, la part du budget consacré à l'alimentation diminue. Les ménages se tournent vers des produits transformés: les plus caloriques et les moins chers. La paupérisation de notre société pourrait être un des facteurs de l'augmentation de l'obésité.
  • La Pertinence: il s'agit des services en santé proposés en fonction de l'épidémiologie ou d'autres critères tels que la vulnérabilité des personnes. Comme définit en préambule l'obésité représente un problème de santé publique majeur. L'étude ObEpi 2006 révèle que 24 millions de personnes souffriraient de problèmes de poids, soit 2,3 millions de plus qu'il y a 10 ans...
  • L'Efficience: cette valeur fait référence aux services qui utilisent de manière optimale les ressources disponibles. On peut ici parler de coût/efficacité. Les résultats français rapportent que le coût de l'obésité représente plus de 2% des dépenses de santé. Il s'agit d'un critère important dans l'élaboration de politique de santé. L'approche économique est un facteur essentiel pour le choix des modalités thérapeutiques et de prévention dans la prise en charge de l'obésité.
Le défi de de la stratégie de L'Unité vers la Santé repose sur le fait qu'elle appelle à une contribution active de l'ensemble des professionnels ou intervenants en santé. C'est ce que Charles Boelen appelle:"Le Pentagone du Partenariat". Ce pentagone représente les relations possibles entre les cinq groupes de partenaires"clef": les décideurs politiques, les gestionnaires de santé, les professions de santé, les communautés et les institutions académiques.

Après avoir brossé ce tableau général, je vous présenterai dans le prochain message, des possibilités de mise en route de cette stratégie de prise en charge de l'obésité.

vendredi 12 décembre 2008

LE SILENCE DES ORGANES

Pour une pédagogie de la dépression

Maladie honteuse en pleine expansion, la dépression est un handicap social qu'il convient de masquer au possible. Les moyens ne manquent pas. Les débats sur la nocivité des antidépresseurs ne sont pas récents. Lancés sur le « marché » en 1957, ils ont suscité la polémique dès 1958, soupçonnés de précipiter des suicides qu'ils étaient censés endiguer. Les études sont nombreuses et divergeantes, comme souvent les intérêts publics et ceux de l'industrie, qu'il s'agisse d'antidépresseurs, de tabac, ou de téléphonie mobile. Sans vouloir entrer dans la polémique, il ressort que le financement d'une étude semble en déterminer les résultats. Ce qui est navrant, juste navrant.

La seule certitude concernant les antidépresseurs et leur possible impact sur les personnes à risque de suicide, c'est que l'âge est un déterminant. Les jeunes, les adolescents, constituant une population à risque plus élevée. Tous autres résultats restent contradictoires et sujets à caution [source].

Pour une pensée étendue

Comme souvent au cours de ce blog, nous tenterons d'avoir une vision élargie des problématiques, pour les inscrire dans la réalité, la vôtre, la nôtre, la réalité d'un monde en mutation accélérée. Ainsi aurons-nous souvent l'opportunité de poser des questions sans vouloir impérativement y répondre. Ainsi établirons-nous des parallèles.

Pour ce qui est de la question des antidépresseurs, il m'en vient justement un à l'esprit. Comment enseigner l'importance et l'utilité du système nerveux à, disons, des étudiants en médecine? Bien des professeurs introduisent leur cours par l'exemple de la douleur. Que se passerait-il si un patient ne ressentait pas la douleur? Ni chaud, ni froid, ni pincement ou coupures, que sais-je...?
Prenez-le temps d'y penser un instant avant de lire la suite.

Eh bien notre patient se détruirait, bien involontairement.
Il poserait la main sur une plaque de cuisson sans en ressentir la brûlure; il laisserait un objet contondant lui lacérer les chairs; il laisserait une infection croître en lui et le gangrener. Notre patient mourrait. Les informations douloureuses nous préservent de pires souffrances à venir.
Voilà la veritable utilité du Système Nerveux Central: nous protéger.

Par bonheur vous percevez l'information « chaleur » avant que la brûlure soit effective ou irréversible. Par bonheur vous retirez votre main à la moindre information « coupure ». Par bonheur, votre corps vous parle.

Par bonheur vous ressentez de l'angoisse quand...eh bien, quand vous êtres... angoissé? En d'autres termes, l'angoisse n'est, pardon, ne serait, qu'un signal d'alarme. Le signal d'un inconfort, d'une crainte plus globale, d'un mal peut-être longtemps latent et qui (re)surgit. Que risque le patient s'il laisse l'information « angoisse » grandir en lui?
S'il prend des anxiolytiques, il supprime l'information « angoisse », mais ne résout pas le mystère caché derrière ce signal d'alarme. Le patient risque de laisser le « mal caché » l'envahir plus encore, potentiellement le détruire. L'industrie pharmaceutique nous prévient d'ailleurs en termes presque poétiques, avec des expressions telles que "baisse de la vigilance" au nombre des effets secondaires.

Le même raisonnement pourrait et, à mon sens, devrait, être tenu pour les antidépresseurs. Avec des nuances. Se souvenir que les recherches en la matière visaient initialement à soulager des individus en état de souffrance intense, ayant des pensées voire des actes suicidaires, et faisant l'objet d'une hospitalisation. Une molécule forte, donc. Mais savoir surtout qu'aujourd'hui il est possible de s'en faire prescrire à la demande, donc souvent hors de propos, au risque de voiler une réalité qu'un bon dialogue pourrait faire émerger. Derrière le mal être, un message plus important. Voulons-nous prendre connaissance et conscience de ce message?

Historiquement, la santé c’est l’absence de maladie

Certains antidépresseurs agissent sur les neurones en inhibant la recapture de la sérotonine. Pour synthétiser de la sérotonine, nous avons besoin d’un acide aminé de l’alimentation, le tryptophane. Nos cellules nerveuses le transforment en sérotonine. Plus il y en a, plus les neurones produisent de sérotonine. Mais pour des raisons d’ordre génétique, ou parce que l’alimentation n’apporte pas toujours suffisamment de tryptophane, la synthèse de sérotonine peut être insuffisante. Ceci se traduit par de l’irritabilité voire de l’agressivité, des états de déprime, des difficultés à trouver le sommeil.

Revenons en arrière: Et si l'information "angoisse" ou "déprime" nous signalaient un simple déséquilibre alimentaire? Et si une alimentation plus régulée nous évitait les désagréments engendrés par la prise de médicaments agissant sur notre système nerveux? Citons seulement: de la somnolence et de la fatigue, des étourdissements, la vision floue, de la transpiration, une baisse ou une hausse de la tension artérielle, pour ne citer que ceux-ci. Ce genre de phénomène est bien connu des mathématiciens: explosion combinatoire.

Notre corps nous parle et son discours est parfois très simple, saurons-nous l'entendre?
Et les autres? Sauront-ils l'entendre? Car si les médicaments amènent à limiter la verbalisation des maux, qui pourra aider? Et si les symptômes se multiplient en réaction à un traitement, comment s'y retrouver? Qui pour seulement écouter et aider à exprimer une souffrance si le malade ne l'entend plus lui-même?
Le chirurgien René Leriche énonçait « La lutte contre la douleur est une usure... Consentir à la souffrance est une sorte de suicide lent... Et il n'y a qu'une douleur qu'il soit facile de supporter, c'est celle des autres. » Difficile de mieux dire.
Notre propos ici n'était pas de bannir l'usage des psychotropes et autres "tueurs de douleur", comme on dit en Anglais, mais d'amener le lecteur à aller au fond des choses, au-delà du symptôme, à s'inscrire dans un projet dont l'objet serait l'élucidation de sa souffrance.
Le même Dr Leriche déclarait dans une phrase devenue célèbre:
«La santé est la vie dans le silence des organes»


dimanche 7 décembre 2008

Bourreaux des coeurs

Selon l'OMS les pathologies chroniques, comme les cardiopathies et les accidents vasculaires cérébraux, seront responsables dans les vingt prochaines années d'un plus grand nombre de décès que les maladies infectieuses (VIH, tuberculose, paludisme, diarrhées, infections néo-natales...), et ce à l'echelle mondiale.


cliquer sur la photo pour l'agrandir

Face à ces pathologies chroniques, la prévention prend tout son sens afin de limiter les facteurs de risques, adapter une hygiène de vie et un comportement responsable.
Rappelons que le facteur de risque se définit comme une caractériqtique génétique ou environnementale (ce qui inclut le mode de vie) qui permet d'évaluer la probabilité d'un individu de développer telle ou telle maladie [source: Fédération Fançaise de Cardiologie (FFC)].

En ce qui concerne les maladies cardiovasculaires, citons comme facteurs de risque: le tabagisme, l'hypertension artérielle, le diabète, l'excès de cholestérol, le surpoids ou l'obésité, la sédentarité. Si les facteurs de risque ne s'additionnent pas, ils se potentialisent, c'est à dire qu'ils s'aggravent l'un l'autre.

La Fédération Fançaise de Cardiologie propose sur son site une rubrique intitulée "Les gestes qui sauvent", dont voici un extrait:



La FFC estime que l'apprentissage de ces gestes au grand public serait à même de sauver entre 5000 et 10.000 personnes par an en France.

Sources OMS: